Le Héraut Du Royaume De Jéhovah
Le Héraut Du Royaume De Jéhovah
Que ton règne vienne; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
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UNE NATION LIBRE EST NÉE
 
La nation d'Israël avait été prédite. Elle devait être libre et soumise à la seule loi de Jéhovah. Le roi de ce peuple serait le serviteur de l’Éternel, le craignant et lui obéissant. Il serait assis, non sur son trône, mais sur celui du Très-Haut, le représentant et gouvernant en son nom. La nation ainsi administrée par Dieu et observant ses commandements serait une théocratie typique, qui préfigurerait une nation plus importante à venir, ainsi que son Roi, c’est-à-dire le Royaume de Dieu constitué par sa Postérité. Cette nation est le Gouvernement théocratique éternel par lequel les membres obéissants de toutes les familles et de toutes les nations seront bénis à perpétuité.

Jacob avait pour son fils Joseph une affection particulière. C’est pourquoi, excités par le diable, ses demi-frères le jalousèrent, et leur haine fut à son comble lorsque Joseph leur raconta comment lui fut révélée, en songe, son élévation future voulue par Dieu. Dans l’intention de faire échouer cet arrangement divin, ses frères le vendirent pour qu’il soit emmené comme esclave en Égypte, la première puissance mondiale dont parle la Bible.

Satan poursuivit Joseph de sa haine. Celui-ci fut esclave dans le pays de Cham ; un complot ayant été tramé contre le jeune homme, on l’accusa d’un crime imaginaire et il fut jeté dans la prison du roi. Mais Joseph ne doutait pas de l’Éternel qui lui avait dévoilé son avenir en plusieurs songes. Il resta intègre envers Jéhovah, et eut le privilège d’être son témoin. Dieu l’en fit sortir pour paraître devant Pharaon, le très puissant monarque absolu de l’Égypte, qui avait eu des songes impénétrables que Joseph seul put lui expliquer, parce que le Tout-Puissant lui en révéla la signification. Ces songes prédisaient sept années de grande abondance dans toute l’Égypte, suivies de sept années de famine. Il fallait prendre une décision immédiate. Pharaon fit, sur-le-champ, de Joseph son premier ministre. — Genèse, chapitres 37 à 47

Le Tout-Puissant suscita cette très émouvante image prophétique, et en fit parvenir le récit jusqu’à nos jours pour montrer aux hommes le chemin conduisant à la vie éternelle et que l’on trouve au sein de l’actuel désarroi mondial. Tous ceux qui désirent s’affranchir de la mort, de la disette et de la crainte, doivent obéir aux lois du Dominateur suprême, plus grand que Pharaon, ainsi qu’à Christ Jésus, la Postérité de la « femme » de Dieu, son premier ministre établi sur toute la terre, à qui ils doivent s’adresser pour se « vendre », c’est-à-dire se consacrer intégralement à Jéhovah, et accepter des mains de son représentant les provisions de vérités vivifiantes jaillissant aujourd’hui de la parole de Dieu. Hors de cette voie, tout congrès international réuni pour discuter la grave question du ravitaillement et résoudre d’autres problèmes d’après-guerre sera vain. Les expédients humains n’apporteront aucun soulagement durable, ni sécurité permanente, ni paix réelle, ni prospérité, ni les libertés tant désirées. « L’homme ne vit pas de pain seulement, mais de tout ce qui sort de la bouche de l’Éternel. » Jésus, le plus grand Joseph, rappela cette précieuse vérité divine. — Deutéronome 8 : 3 ; Matthieu 4 : 3, 4.

Poussé par l’esprit de l’Éternel, Jacob désigna la tribu de laquelle viendrait le gouverneur du futur Royaume de Dieu. Il a dit notamment : « Juda est un jeune lion… Le sceptre ne se retirera point de Juda, ni un législateur d’entre ses pieds, jusqu’à ce que le Shilo vienne, et à lui sera le rassemblement des peuples. (Genèse 49 : 9, 10) Le futur Roi, appelé « le lion de la tribu de Juda », et aussi, « la postérité de la promesse », descendrait donc de Juda, l’un des fils de Jacob, dont le nom signifie « louange » (à Dieu). Il est maintenant parlé de Juda et de ses frères, considérés comme chefs de tribus. Il est dit d’eux : « Ce sont là tous ceux qui forment les douze tribus d’Israël. Et c’est là ce que leur dit leur père en les bénissant, il les bénit chacun selon sa bénédiction. » (Genèse 49 : 28) Dans les Écritures le nombre douze exprime le parfait équilibre d’une organisation complète ; les douze tribus d’Israël préfigurèrent l’organisation impeccable de la grande nation théocratique future soumise au Shilo, la Postérité, le « Prince de la paix ». — Apocalypse 7 : 4-8 ; 5 : 5 ; Ésaïe 9 : 5, 6.

Les douze tribus adorèrent librement l’Éternel, et ignorèrent la disette, la crainte et l’oppression, jusqu’à la mort de Joseph, premier ministre d’Égypte. Grâce à la bénédiction de Dieu et conformément à son irrésistible volonté, ils se multiplièrent et devinrent rapidement très nombreux. Satan crut qu’après la mort de Joseph le peuple choisi resterait en Égypte où il désirait le garder, parce que dans ce pays on n’adorait pas le vrai Dieu. Les Égyptiens fidèles à leur religion préféraient se prosterner devant les démons. Le diable essaya de souiller les Israélites par cette religion, espérant les amener ainsi à renier Jéhovah. Dans ce dessein, il mit sur le trône un Pharaon qui ne tint aucun compte de la dette de reconnaissance contractée, par sa nation, envers Joseph et son Dieu Jéhovah. Ses tendances au nationalisme lui firent considérer les Égyptiens comme un peuple supérieur, et il servit Satan de son mieux en promulguant des décrets ne visant rien moins que l’extermination des Israélites. En attendant leur disparition il en fit des esclaves. Tous ne furent pas contaminés par la religion, plusieurs ne cessèrent de croire en Dieu et résistèrent aux lois criminelles dirigées contre Jéhovah et son peuple. C’est sous ce régime diabolique que Moïse naquit en Égypte. Son père, qui appartenait à la tribu de Lévi, s’appelait Amram, et sa mère, Jokébed.

Jéhovah continuant la réalisation de son dessein, protégea ce descendant de Lévi contre l’épée du sanguinaire Pharaon, et le fit recueillir dans sa maison par sa propre fille. Celle-ci, à son insu, fit allaiter le bébé par une nourrice qui n’était autre que la mère de l’enfant trouvé sur le Nil, de sorte que le rescapé fut élevé, jusqu’à un certain âge, par ses parents qui lui firent connaître le Dieu d’Abraham, d’Isaac, et de Jacob, et l’exhortèrent à avoir foi en l’Éternel, comme ses pères. Puis l’enfant fut rendu à la fille de Pharaon qui l’appela Moïse, et l’éleva à la cour du roi où il atteignit l’âge viril, tandis que son peuple ne cessait de se multiplier en dépit de l’oppression de l’Égypte totalitaire. Il repoussa le paganisme égyptien et affermit sa foi en l’Éternel. Ayant été témoin des pénibles travaux de ses frères, il rêva de les délivrer. Un jour il tua un Égyptien, gardien d’esclaves, qui frappait un Hébreu. Son crime fut vite connu et comme le temps de la délivrance n’était pas encore venu, la vie du coupable était en danger. Moïse quitta donc l’Égypte et se réfugia en Arabie chez un prince madianite descendant d’Abraham, son aïeul. Il épousa l’une des filles de ce prince, et garda les troupeaux de son beau-père. Quarante années passèrent ainsi.

Le temps était venu où Jéhovah devait faire de son peuple une nation libre. Un jour, l’ange de l’Éternel appela Moïse, qui faisait paître son troupeau, et lui ordonna de retourner en Égypte, de libérer les Israélites de l’esclavage, et de les amener à cette montagne pour y adorer Dieu.— Exode 3 : 14-16.

Moïse, devenu le représentant de Jéhovah, alla donc vers les Israélites en Égypte, leur rapporta les paroles du Très-Haut qui furent ses lettres de créance, et leur exposa le dessein divin symbolisé par le nom « Jéhovah ». Puis, accompagné de son frère Aaron, il partit chez Pharaon lui demander, au nom de l’Éternel, de rendre la liberté aux Israélites, afin qu’ils puissent aller adorer Jéhovah près de la sainte montagne. Prenant une attitude de défi, Pharaon répliqua : « Qui est l’Éternel [Jéhovah] pour que j’écoute sa voix et que je laisse aller Israël ? Je ne connais pas l’Éternel [Jéhovah], et je ne laisserai pas non plus aller Israël. » (Exode 5 : 2, Darby) Alors, par Moïse, son serviteur et prophète, le Tout-Puissant frappa l’Égypte de dix plaies qui prouvèrent à Pharaon et aux autres sa suprématie et son omnipotence. Les prêtres de la religion du monarque résistèrent en vain. Ce serviteur du diable était une parfaite représentation de son maître. Aussi Jéhovah révéla-t-il par un message adressé à Pharaon pourquoi il a permis au diable de subsister comme son adversaire implacable. Il dit : « Je t’ai laissé subsister afin que tu voies ma puissance, et que l’on [mes témoins] publie mon nom par toute la terre. » (Exode 9 : 16) Les quatre dernières plaies vinrent après cette déclaration.
La dixième plaie tua tous les premiers-nés des hommes et des bêtes de l’Égypte. En cette nuit de Pâque, le quatorzième jour du premier mois, selon le calendrier divin, Pharaon, qui avait perdu lui aussi son fils premier-né, fit venir Moïse et le pria de quitter l’Égypte avec son peuple. Les Israélites se rassemblèrent donc et partirent. Une colonne de nuées, envoyée par l’Éternel, allait devant eux pour les guider pendant le jour. La nuit elle devenait une colonne de feu pour les éclairer. Ils arrivèrent ainsi jusqu’aux bords de la mer Rouge. Le cruel Pharaon, dont le cœur s’endurcissait de plus en plus, regretta d’avoir laissé partir les Hébreux et les poursuivit avec son armée et ses chars, avec l’espoir de les acculer à la mer, et de les ramener de force à leur esclavage en Égypte. Alors Moïse étendit sa main sur les eaux, elles s’amoncelèrent, et le peuple s’engagea dans leur lit à pied sec, où les téméraires armées égyptiennes les suivirent. À ce moment Dieu mit la confusion dans le camp, ôta les roues des chars qui s’enfoncèrent dans le sable, rendant ainsi leur marche difficile, et ramena sur eux les murailles d’eau qui engloutirent les troupes d’élite de Pharaon. Pas un n’échappa, tandis que le peuple de Dieu, en sûreté sur l’autre rivage, entonnait avec Moïse l’hymne de la victoire dont voici quelques strophes : « Je chanterai à Jéhovah car il a fait éclater sa gloire, il a précipité dans la mer le cheval et son cavalier. L’Éternel est ma force et le sujet de ma louange ; c’est lui qui m’a sauvé, il est mon Dieu, je le célébrerai. Il est le Dieu de mon père, je l’exalterai. » (Exode 15 : 1, 2) C’est ainsi qu’Israël devint une nation de témoins de Jéhovah chargés de célébrer son nom par toute la terre.

Dans le courant du troisième mois après leur sortie d’Égypte, les Israélites arrivèrent dans le désert de Sinaï. Là l’Éternel déclara à la nation nouvellement née : « Vous avez vu ce que j’ai fait à l’Égypte, et comment je vous ai portés sur des ailes d’aigle et amenés vers moi. Maintenant, si vous écoutez ma voix, et si vous gardez mon alliance, vous m’appartiendrez entre tous les peuples, car toute la terre est à moi ; …vous serez pour moi un royaume de sacrificateurs et une nation sainte. » (Exode 19 : 4-6) Le peuple entier accepta de remplir toutes les obligations de l’alliance. Trois jours après, Dieu fit, sur le mont Sinaï, une démonstration terrifiante de sa puissance et de sa gloire. Puis il appela Moïse sur le sommet de la montagne et lui dicta les dix principaux commandements de la loi, et aussi un certain nombre d’autres lois et ordonnances comprises dans l’alliance.

Puis, Moïse descendit de la montagne. En qualité de médiateur entre l’Éternel et la nation d’Israël, il procéda sans délai à la mise en vigueur ou à l’inauguration de l’alliance de la loi. Avec le sang des animaux offerts en sacrifice, il aspergea, à la fois, le livre de la loi et le peuple. L’Éternel appela de nouveau Moïse sur la montagne et l’y retint quarante jours durant lesquels il ne put manger ni boire. Il reçut les deux tables de pierre sur lesquelles étaient gravés les dix commandements ainsi que les autres lois. D’autre part, des instructions lui furent données pour investir du sacerdoce la famille d’Aaron, et confier à toute la tribu de Lévi la mission de servir la prêtrise. Il devait aussi présider à la construction d’un tabernacle sacré, dans lequel des sacrifices pourraient être offerts à l’Éternel et où pourrait être faite l’expiation des péchés de la nation, tous les ans, au jour convenu.

Ensuite ils rassemblèrent les objets, les matériaux et les métaux nécessaires à la construction du tabernacle. Le premier jour de la seconde année après leur sortie d’Égypte, les Israélites dressèrent le tabernacle, et Moïse, le représentant de Dieu, investit Aaron des fonctions de grand-prêtre, ordonna ses fils prêtres, et leur donna les Lévites comme assistants. La loi divine donnée à la nation, et toutes les cérémonies accomplies à l’intérieur et autour du tabernacle, étaient symboliques, c’est-à-dire l’ombre de grandioses et bienfaisantes réalités à venir. L’humanité obtiendra ces bénédictions de la grande Théocratie de Jéhovah, par le truchement de la postérité de la promesse. (Colossiens 2 : 16, 17 ; Hébreux 10 : 1)