Merci de patienter!
    en attente   
Le Héraut Du Royaume De Jéhovah
Le Héraut Du Royaume De Jéhovah
Que ton règne vienne; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Ceci est le site officiel de
L'association International Les Témoins de Jéhovah

La thème du mois Novembre

UNE THÉOCRATIE ROYALE

 

 
DIEU, par Moïse, guida les fils d’Israël dans le désert pendant quarante ans. Vers la fin de cette période il les amena dans la plaine de Moab. Le Seigneur désigna Josué pour succéder à Moïse, dont il était le serviteur éprouvé. Moïse, inspiré, bénit les douze tribus d’Israël, puis monta au sommet du mont Nébo. De cette hauteur Dieu lui permit de contempler au loin la Terre promise, puis il mourut.

Grâce à l’intervention du Tout-Puissant, qui sépara miraculeusement les eaux du Jourdain, Josué conduisit les Israélites dans le lit du fleuve, torrentueux à cet endroit, et ils le traversèrent à pied sec, puis commença la conquête de la terre que Jéhovah avait promise à leurs ancêtres. Alors il ordonna à son peuple choisi de détruire les Cananéens maudits qui l’habitaient, et de faire disparaître leur religion pour éviter que celle-ci ne devienne pour eux un piège. Dieu avait condamné à mort ces adorateurs des démons, et il avait fait des fils d’Israël les exécuteurs de sa volonté. La guerre que ceux-ci entreprirent sur l’ordre de Jéhovah, le grand Théocrate, était un combat théocratique et par conséquent juste, puisqu’il devait en résulter la purification du pays qui avait été souillé par l’idolâtrie et les sanguinaires pratiques de la religion ; c’est pourquoi Dieu soutenait son peuple dans cette bataille, l’aidant par des miracles, afin d’assurer la victoire de sa nation et l’anéantissement des ennemis.

Après six années de guerre, les païens n’étaient pas encore tous disparus de la Terre promise ; néanmoins, le pays commença à être partagé entre les tribus d’Israël. Celles-ci obéirent à l’Éternel et furent bénies durant l’existence de Josué et celle des anciens de la nation qui lui survécurent, conformément à ce qui est écrit : « Heureuse la nation dont l’Éternel est le Dieu ! Heureux le peuple qu’il choisit pour son héritage ! » (Psaume 33 : 12) Josué signifie « Jéhovah sauve ». La version grecque de la Bible traduit Josué par « Jésus ». (Actes 7 : 45 ; Hébreux 4 : 8) En s’acquittant fidèlement de sa mission de conducteur d’Israël, écrasant par la foi les peuples païens de Canaan, Josué préfigurait Jésus-Christ, la Postérité qui écrasera la tête du serpent. Lors de la dernière assemblée générale des Israélites, peu de jours avant la mort de Josué, celui-ci exhorta le peuple à observer scrupuleusement les clauses de leur contrat d’alliance avec l’Éternel, et de ne jamais adorer que celui qui avait fait d’eux une nation libre. Il les invita à se prononcer pour la religion des païens ou pour le vrai Dieu vivant, en disant : « Et si vous ne trouvez pas bon de servir l’Éternel, choisissez aujourd’hui qui vous voulez servir : ou les dieux que servaient vos pères au delà du fleuve, ou les dieux des Amoréens dans le pays desquels vous habitez. Moi et ma maison, nous servirons l’Éternel. » (Josué 24 : 15) Qui, après cela, prétendra que Josué ne fut pas un authentique témoin de Jéhovah ?

Après la mort de Josué, un danger subsista qui mettait en péril la liberté de la nation. C’était la présence, dans plusieurs régions, d’un certain nombre de Cananéens idolâtres qui avaient échappé à la destruction, et dont la religion fut vraiment le péché enveloppant, contre lequel sont très sérieusement mis en garde ceux qui doivent être affranchis de toute entrave pour continuer leur course vers la vie éternelle. Paul dit à ce propos : « Nous donc aussi, puisque nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte. » (Hébreux 12 : 1) Le serpent ancien rôdait sans cesse cherchant à séduire, par la religion, la nation choisie de laquelle devait venir la Postérité royale.

A plusieurs reprises, les Israélites, devenus ingrats et nonchalants, tombèrent dans les pièges de la religion et oublièrent d’adorer et de servir Jéhovah. Chaque fois que la nation violait son alliance, l’Éternel la livrait à ses ennemis païens dont elle avait adopté le culte des dieux-démons. Quand son peuple rebelle, affligé et repentant, se détournait du démonisme et revenait à lui, alors il suscitait des juges pour le délivrer de ses ennemis et des pièges de la religion. Pendant cette période des juges parurent des témoins de Jéhovah tels que : Ehud, Barak, Débora, Gédéon, Jephté, Samson, et le prophète Samuel. Dieu accomplit pour eux des exploits magnifiques. (Hébreux 11 : 32-34) Le livre des Juges se termine par ces mots : « En ces jours-là, il n’y avait pas de roi en Israël ; chacun faisait ce qui était bon à ses yeux. » — Juges 21 : 25, Darby.

Ensuite les Israélites dirent au prophète Samuel qu’ils voulaient, comme les nations païennes environnantes, avoir un roi visible pour les conduire et les gouverner, méprisant ainsi Jéhovah, leur Roi théocratique invisible, qui avait pourtant promis de ne jamais les abandonner si, de leur côté, ils continuaient à l’adorer. Leur demande déplut au juge Samuel qui pria Dieu ; et l’Éternel lui répondit : « Écoute la voix du peuple dans tout ce qu’il te dira ; car ce n’est pas toi qu’ils rejettent, mais c’est moi qu’ils rejettent, afin que je ne règne plus sur eux. Ils agissent à ton égard comme ils ont toujours agi, depuis que je les ai fait monter d’Égypte jusqu’à ce jour ; ils m’ont abandonné pour servir d’autres dieux. » — I Samuel 8 : 7, 8.

Comme le peuple insistait, l’Éternel désigna Saül, de la tribu de Benjamin. Samuel répandit une fiole d’huile sur sa tête, il devint ainsi l’oint de Jéhovah, et régna comme roi sur Israël. (I Samuel 10 : 1 ; 12 : 3, 5) La conduite de Saül nous prouve qu’il ne préfigura pas le grand Messie promis. L’Éternel s’est choisi un homme selon son cœur, et l’Éternel l’a destiné à être le chef de son peuple. » (I Samuel 13 : 13, 14)

Cet homme aimé de Dieu fut David. C’est ainsi que David, de la tribu de Juda, devint l’« oint » du Seigneur, et préfigura le Messie, « le Lion de la tribu de Juda ». Par la victoire que David remporta sur Goliath, le géant philistin, avec une fronde et un caillou, Dieu lui donna un grand prestige aux yeux de la nation, et le roi Saül le nomma capitaine.

Le Seigneur retira son esprit de Saül et Satan excita sa jalousie contre David et le poussa à le persécuter, et même à essayer de le détruire, afin d’empêcher la postérité promise de descendre de la lignée de son rival. Mais le Tout-Puissant délivra son oint des mains de Saül.

David devint alors roi d’Israël, ayant été oint pour cela à Hébron, ville de Juda. Il régna pendant quarante ans. Souvent il tomba dans les pièges du diable, ce dont il souffrit réellement, car il resta toujours attaché à Jéhovah qu’il adorait d’un cœur pur, et à cause de la sincérité de son repentir, l’Éternel lui rendit sa faveur. Jérusalem, appelée aussi « Sion », devint la capitale d’Israël. Comme David préfigurait le Messie, le futur Roi oint de Jéhovah, Sion symbolisa l’organisation capitale divine dirigée par son Roi messianique. Cela explique pourquoi cette organisation ou Gouvernement théocratique confié au Messie est, dans les Écritures, appelé « Sion ».

Un jour vint où David voulut construire un magnifique temple pour y mettre l’arche du Seigneur, et où les prêtres et les Lévites exerceraient leur ministère. Mais l’Éternel lui fit dire par le prophète Nathan que ce privilège était réservé à son fils parce que lui, David, avait été un homme de guerre ayant versé beaucoup de sang. Pourtant Dieu fit avec lui une alliance stipulant dans les termes ci-après que les rois d’Israël seraient issus de la lignée de David : « Ta maison et ton règne seront pour toujours assurés, ton trône sera pour toujours affermi. » (II Samuel 7 : 1-16) Ce pacte relatif au Royaume garantissait que la Postérité royale, le Messie, descendrait de David, et que l’Éternel ferait de lui le chef du gouvernement théocratique. C’est pourquoi Jésus fut appelé « fils de David ». — Matthieu 1 : 1.

Conformément aux termes de l’alliance pour le royaume, David eut pour successeur son fils Salomon, dont le nom signifie « paisible ». Salomon monta sur le trône avant la mort de son père. Dans la quatrième année qui suivit l’onction lui conférant la royauté, Salomon commença la construction du temple pour lequel son père avait fait de grands préparatifs. (I Rois 6 : 1) Cela préfigurait des événements futurs correspondant à l’histoire du Messie. Lui aussi, dans la quatrième année qui suivit son onction de l’esprit saint, au Jourdain, exactement trois ans et demi après, se présenta au temple de Jérusalem, à la fois comme Roi et comme pierre fondamentale sur laquelle devait être édifié le grand temple spirituel du Dieu vivant. Parlant de lui-même, Jésus, l’Oint, a dit : « Il y a ici plus que Salomon », confirmant ainsi que Salomon était un type du Messie qui édifie le vrai temple de Dieu composé de pierres vivantes. — Matthieu 12 : 42 ; I Pierre 2 : 4-9.

Sédécias fut le dernier roi descendant de Salomon, qui occupa le trône de Jérusalem. Le roi Sédécias sombra dans l’idolâtrie. Avant son rejet, le prophète Ezéchiel, captif à Babylone, fut inspiré par le Dieu de l’alliance pour le Royaume, et prononça contre lui les paroles suivantes : « Pour toi, impie que l’épée va frapper, prince d’Israël, toi dont le jour arrive dans le temps où l’iniquité est parvenue à son terme, ainsi parle le Seigneur, l’Éternel : Ote cette tiare ; enlève cette couronne ; tout va changer ! Ce qui est abaissé sera élevé, ce qui est élevé sera abaissé. Je mettrai la royauté en ruines, en ruines, en ruines ! Elle sera abolie jusqu’à ce que vienne celui à qui appartient le jugement (auquel appartient le gouvernement, Martin) et auquel je le remettrai. » — Ezéchiel 21 : 30-32, Version Synodale.

En 607 avant J.-C., le Théocrate céleste fit supprimer la théocratie symbolique d’Israël par Nébucadnetsar, roi de Babylone. Mais l’Éternel n’abandonna pas le reste de son peuple allié demeuré intègre. Citons parmi ces Juifs loyaux : Ezéchiel, Daniel et ses trois compagnons, Jérémie, etc. Ce dernier a prédit qu’après les soixante-dix années de désolation de Jérusalem et de son territoire, Dieu rappellerait le fidèle reste, captif à Babylone, et le rétablirait dans la Terre promise. Bien plus, le traité d’alliance entre Jéhovah et David en vue du Royaume éternel n’était pas abrogé ; il restait en vigueur en attendant la venue de celui qui est digne d’hériter ce Royaume théocratique, et en serait le Roi établi par Jéhovah, conformément à ce que Jacob avait prédit sur son lit de mort, en Egypte, lorsqu’il dit que le sceptre, symbole du droit de gouverner, ne s’éloignerait pas de la tribu de Juda, tribu de David, jusqu’à ce que vienne le Schilo, « le Prince de la Paix », et qu’il obtienne le Royaume auquel il avait droit. C’est alors que s’assemblerait, auprès de lui, le peuple de bonne volonté. — Genèse 49 : 10.

Le roi Sédécias fut emmené en captivité par Nébucadnetsar. Jérusalem et son temple furent pillés et rasés. Aucun Juif n’habita plus le pays de Juda, et cette désolation dura soixante-dix ans. La destruction de la théocratie symbolique marqua le début de la longue période connue sous le nom de « temps des nations » ou « temps des Gentils ». Satan devint, de ce fait, le dieu du monde entier. — II Corinthiens 4 : 4.