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Le Héraut Du Royaume De Jéhovah
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Que ton règne vienne; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
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La thème du mois Juillet

L'ALLIANCE POUR LA LIBERTE

 

 
L'alliance de Dieu est son accord par lequel il exprime son dessein.

Quatre cents ans environ après le déluge, Jéhovah fit certaines révélations par une autre alliance concernant la « postérité » promise. Sem, l'un des huit survivants du déluge, vivait encore. Noé ayant béni Sem, on s'attendait logiquement à ce que la « postérité » vienne des descendants de ce dernier, et Dieu voulut en effet que cette lignée passât par Arpacschad. Dans la suite des temps, sur la rive méridionale de l'Euphrate, en Chaldée, près de l'endroit où ce fleuve se jette dans le golfe Persique, fut construite une ville appelée Ur. Térach, qui habitait Ur, en Chaldée, devint père d'un fils qu'il appela Abram, nom qui signifie « père élevé ». Il descendait en ligne droite de Sem par Arpacschad.

Abram grandit à Ur en Chaldée. Il fut le contemporain de Sem pendant cent cinquante ans, de sorte qu'il put entendre de la bouche de ce dernier l’histoire du déluge et des tristes conditions qui précédèrent le cataclysme. Il fut également renseigné sur la promesse divine d'une « postérité » libératrice, il crut ces choses, exprima sa foi en l'Eternel, et attendit désormais le jour béni où naîtrait la glorieuse « postérité » et qui serait aussi celui de la liberté. Cette belle confiance plut à Dieu. Il eut égard à Abram à cause de sa foi. L'un de ses descendants raconte ce qui suit : « Le Dieu de gloire apparut à notre père Abraham lorsqu'il était en Mésopotamie, avant qu'il s'établît à Charan ; et il lui dit : Quitte ton pays et ta famille, et va dans le pays que je te montrerai. Il sortit alors du pays des Chaldéens, et s'établit à Charan. De là, après la mort de son père, Dieu le fit passer dans ce pays que vous habitez maintenant. » - Actes 7 : 2-4.

Voici ce que rapporta Moise, un autre descendant d'Abram : « L'Eternel dit à Abram : Va-t'en de ton pays, de ta patrie, et de la maison de ton père, dans le pays que je te montrerai. Je ferai de toi une grande nation, et je te bénirai ; je rendrai ton nom grand, et tu seras une source de bénédictions. Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront ; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi. »  Genèse 12 : 1-3.

La postérité de la " femme » de Dieu devait descendre de ce fidèle témoin de Jéhovah. En révélant ainsi son dessein à Abram, l'Eternel traitait avec lui une alliance unilatérale, et précisait en outre la lignée par laquelle viendrait la « postérité » qui bénirait, non pas aveuglément, c'est-à-dire indistinctement, toutes les familles de la terre, mais ceux-là seulement qui béniraient Abram, tandis que ceux qui le maudiraient seraient aussi maudits.

Un descendant du père de la foi, devenu apôtre de la « postérité », déclara, poussé par l'esprit, qu'Abraham fut un type de Jéhovah, car Dieu lui-même est le « Père élevé », le père de la « postérité » et de la multitude des créatures qui obtiendront la vie et la liberté par elle. (Romains 4 : 16, 17) Par conséquent, Dieu promit réellement à Abraham qu'il magnifierait le nom de Jéhovah, et qu'en lui seraient bénies toutes les familles de la terre qui béniraient son nom, et que seraient maudits, comme le serpent, ceux qui le maudiraient. C'est ainsi que la femme d'Abraham devenait également une image : elle préfigurait la « femme » de Dieu qui est sa sainte organisation appelée Sion, et de laquelle naquit la « postérité ».

Pour devenir une des parties contractantes de l'alliance, Abraham devait prouver sa foi par ses œuvres, ce qu'il fit en quittant la terre des Chaldéens pour se rendre dans le pays que Dieu lui montrait, c'est-à-dire en Canaan, l'actuelle Palestine. Alors il entra dans l'alliance, en devint une des parties, et cette alliance à deux est appelée bilatérale.

Abraham ne se fixa pas définitivement en Canaan, il n'y construisit aucune ville et ne revendiqua aucun droit sur ce pays. Abraham ne s'ingéra jamais dans la politique des Cananéens, et ne se mêla pas davantage aux controverses intérieures ou extérieures, il resta absolument neutre. Il croyait fermement qu'au temps convenable et de la manière choisie par l'Eternel, il obtiendrait de celui-ci ce pays pour lui et sa postérité.

A cette époque il y avait en Canaan un roi célèbre qui adorait le vrai Dieu. Il s'appelait Melchisédek, et régnait sur la ville de Salem qui, d'après certains historiens, devint plus tard Jérusalem. La Bible ne parle pas du père de Melchisédek, ni de sa mère, ni de ses descendants, elle est muette également sur son âge et la date de sa mort. Abraham le rencontra.

« Melchisédek, roi de Salem, fit apporter du pain et du vin : il était sacrificateur du Dieu Très-Haut. Il bénit Abram, et dit : Béni soit Abram par le Dieu Très-Haut, maître du ciel et de la terre ! Béni soit le Dieu Très-Haut, qui a livré tes ennemis entre tes mains ! Et Abram lui donna la dîme de tout. » (Genèse 14 : 18-20) Ce roi-prêtre a donc béni Abram, et ce dernier lui donna le dixième de tout ce qu'il avait repris à l'ennemi.

Cette rencontre d'Abram et de Melchisédek fut voulue par l'Eternel, elle prédisait que la « postérité » de l'organisation divine serait le grand-prêtre de Jéhovah, en même temps qu'un roi de justice et de paix, et qu'elle bénirait et réhabiliterait son nom. Aussi Dieu fit-il cette déclaration concernant la « postérité » : « L'Eternel l'a juré, et il ne s'en repentira point : Tu es sacrificateur pour toujours, à la manière de Melchisédek (selon l'ordre de Melchisédek, Darby). » (Psaume 110 : 4) Ce texte donne l'espérance qu'un gouvernement de justice et de paix sera établi sur la terre par la « postérité » de Dieu, et Paul dit : « Cette espérance, nous la possédons comme une ancre de l'âme sûre et solide ; elle pénètre au-delà du voile, là où Jésus est entré pour nous comme précurseur, ayant été fait sacrificateur pour toujours, selon l'ordre de Melchisédek. En effet, ce Melchisédek, roi de Salem, sacrificateur du Dieu Très-Haut, - qui alla au-devant d'Abraham lorsqu'il revenait de la défaite des rois, qui le bénit, et à qui Abraham donna la dîme de tout, - qui est d'abord roi de justice, d'après la signification de son nom [Melchisédek] , ensuite roi de Salem, c'est à-dire, roi de paix, - qui est sans père, sans mère, sans généalogie, qui n'a ni commencement de jours ni fin de vie, - mais qui est rendu semblable au Fils de Dieu, - ce Melchisédek demeure sacrificateur à perpétuité. Considérez combien est grand celui auquel le patriarche Abraham donna la dîme du butin. » - Hébreux 6 : 19, 20 ; 7 : 1-4.

Abraham était âgé de quatre-vingt-dix-neuf ans. Il semblait qu'il n'y avait plus pour lui aucun espoir d'avoir une postérité par Sara, celle-ci était de dix ans moins âgés que lui. Néanmoins, Dieu envoya un ange dire au patriarche que grâce à l'intervention du Tout-Puissant, Sara lui donnerait un fils qu'il appellerait Isaac. Après cela, Isaac naquit.

Abraham aima tendrement Isaac, son fils unique engendré, issu de Sara son épouse légitime. Ces trois personnages unis par les liens de la plus étroite parenté furent des types : Abraham préfigurait Dieu comme père de la « postérité » promise ; son épouse, Sara, représentait la sainte organisation divine appelée Sion, de laquelle Jéhovah fait sortir la « postérité ». Les Ecritures donnent aussi à cette organisation l'autre nom symbolique de « femme » de Dieu, chaste et sainte. Cette « femme » c'est l'organisation universelle de Jéhovah, composée des créatures qui lui sont apparentées par alliance, s'étant consacrées à son service. Cette organisation est donc unie à son Chef par des liens sacrés comme ceux du mariage ; le divorce n'est possible que par la défaillance des infidèles qui, en se séparant eux-mêmes de Dieu, se vouent à la destruction. Isaac préfigurait l'unique Fils engendré de Jéhovah, la Parole, le chef de son organisation universelle, de laquelle il fut tiré pour devenir « l'homme Christ Jésus », et ensuite roi et prêtre pour toujours « selon l'ordre de Melchisédek ».

Abraham enseigna à Isaac qu'il devait obéir à Dieu et avoir en lui une confiance absolue, et cela conformément aux prévisions du Très-Haut qui avait dit d’Abraham : « Je le connais, et je sais qu'il commandera à ses fils et à sa maison après lui de garder la voie de l'Eternel, pour pratiquer ce qui est juste et droit, afin que l'Eternel fasse venir sur Abraham ce qu'il a dit à son égard. » (Genèse 18 : 19, Darby) Quand Isaac fut devenu un jeune homme dont la foi était inébranlable comme celle de son père, Dieu soumit l'intégrité et le dévouement de l'un et de l'autre à une très sévère épreuve. Par une obéissance intégrale, tous deux joueraient, avec l'aide du Seigneur, les principaux rôles dans un drame préfigurant des événements futurs de la plus haute importance. Dieu ordonna à Abraham de s'en aller avec Isaac, vers le Nord, jusqu'au pays de Morija et de lui offrir son fils, en holocauste, sur l'une des montagnes de la contrée. Non seulement Abraham n'hésita pas, mais il partit de bon matin avec tout ce qu'il fallait pour offrir le sacrifice, prouvant ainsi que son amour pour le Créateur était plus grand que son amour pour son fils unique engendré.

Quand ils atteignirent le lieu indiqué et qu'ils eurent dressé l'autel, Abraham fit savoir à Isaac que Dieu l'avait désigné comme victime. A cette révélation le jeune homme ne prit pas la fuite, il décida d'obéir fidèlement à Dieu jusqu'à la mort. Il se laissa docilement lier et coucher sur le bois de l'autel. Abraham était sur le point de poignarder Isaac. A cet instant Isaac, qui avait tout accepté sans murmure, n'était-il pas comme mort à cause de sa fidélité ? Et pour Abraham, qui avait le couteau levé, prêt à s'abattre, son fils n'était-il pas déjà à ses yeux comme mort et immolé ? Alors, prompt comme l'éclair, l'ange de l'Eternel détourna le coup mortel, appela Abraham et lui dit que sa crainte de Dieu avait été suffisamment éprouvée. Soudain apparut près d'eux un bélier que Jéhovah avait retenu par les cornes dans un buisson voisin. Cet animal fut, par Abraham, égorgé à la place d'Isaac, et symbolisa ce dernier.

« L'ange de l'Eternel appela une seconde fois Abraham des cieux, et dit : Je le jure par moi-même, parole de l'Eternel ! Parce que tu as fait cela, et que tu n'as pas refusé ton fils, ton unique, je te bénirai et je multiplierai ta postérité, comme les étoiles du ciel et comme le sable qui est sur le bord de la mer ; et ta postérité possédera la porte de ses ennemis. Toutes les nations de la terre seront bénies en ta postérité. » (Genèse 22 : 15-18) Cette déclaration compléta l'alliance de Jéhovah avec Abraham. Elle montrait que la victoire de la « postérité » promise affranchirait les justes des ennemis de Dieu et des hommes. L'Eternel fit savoir que d'autres créatures seraient associées à la « postérité » comme fils de Dieu, que leur nombre ne devait pas encore être dévoilé, mais qu'ils seraient trop nombreux pour que l'on puisse les compter, car il y en aura autant que d'étoiles au ciel, et que de grains de sable au bord des mers.

Toutes les nations qui béniraient Dieu et lui obéiraient seraient bénies par la « postérité ». La bénédiction ne serait pas accordée aveuglément à n'importe qui, mais les hommes de bonne volonté de toute nationalité l'obtiendraient par la foi et l'obéissance.

Le drame préfiguré sur la montagne de Morija par Abraham et Isaac, montra d'avance que Jésus resterait, intègre et fidèle à son Père jusqu'à la mort, pour la réhabilitation de son glorieux nom, et que, par amour pour le monde nouveau de la justice, Jéhovah donnerait son Fils pour qu'il soit la postérité et le Roi, selon l'ordre de Melchisédek. « Car Dieu a tellement aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle. » - Jean 3 : 16.