Le Héraut Du Royaume De Jéhovah
Le Héraut Du Royaume De Jéhovah
Que ton règne vienne; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Ceci est le site officiel de
L'association International Les Témoins de Jéhovah

Thèmes Archives

 
LES ENNEMIS DE LA LIBERTÉ
 
Par le déluge Jéhovah s'était fait un grand nom aux yeux des huit survivants par lesquels il assura de nouveau à la famille humaine un excellent départ sur une terre délivrée de l'iniquité. Bien qu'imparfaits, Noé et les siens adoraient Jéhovah qui les avait si merveilleusement sauvés du baptême de la destruction. Chacun était bien résolu à observer scrupuleusement ' l'alliance éternelle relative à la sainteté de la vie des hommes et des animaux. II était rigoureusement interdit de tuer son prochain, et de massacrer une bête par plaisir. L'auteur d'une inutile effusion de sang devait, au temps convenable, tomber sous les coups de l'exécuteur de la vengeance divine. La planète était également débarrassée des tyranniques ennemis de la liberté.

Ces nouvelles conditions ne signifiaient pas pour les rescapés et leurs descendants que l'épreuve de leur intégrité envers Dieu était terminée, car l'Eternel laissa subsister le diable, le serpent ancien, ainsi que son armée de démons ; et tous ceux-ci désiraient toujours ardemment être adorés par les hommes ; aussi étaient-ils bien résolus à combattre, sans pitié, ceux qui adorent en esprit et en vérité le Dieu Très-Haut qui, par le déluge, les humilia si profondément en leur infligeant une défaite cuisante. Satan et sa « postérité » composée des démons étaient décidés à corrompre et à supprimer la véritable adoration du Très-Haut, afin de faire oublier le prestige et la renommée que lui valut le déluge. Il fallait, pour éloigner les hommes de leur Créateur, les inciter à le calomnier et à le maudire, afin de les amener à préférer le diable, le considérant comme un chef suprême plus excellent que Jéhovah. C'est ainsi que l'intégrité des survivants était de nouveau mise à l'épreuve.

« Les fils de Noé, qui sortirent de l'arche, étaient Sem, Cham et Japhet. Cham fut le père de Canaan. Ce sont là les trois fils de Noé, et c'est leur postérité qui peupla toute la terre. » (Genèse 9 : 18, 19) Noé n'ayant pas eu d'autres fils, la famille humaine qui descendit de lui se divisa en trois grandes branches : les Sémites, les Chamites et les Japhétiques. N'est-il pas écrit que Dieu « a fait que tous les hommes, sortis d'un seul sang, habitassent sur toute la surface de la terre, ayant déterminé la durée des temps et les bornes de leur demeure ; il a voulu qu'ils cherchassent le Seigneur, et s'efforçassent de le trouver en tâtonnant, bien qu'il ne soit pas loin de chacun de nous ». - Actes 17 : 26, 27.

Personne ne peut exécuter les méchants s'il n'a pas été expressément choisi pour cela par Dieu. Un exemple nous est donné lorsque Jéhovah introduisit les Israélites dans la terre promise à leurs ancêtres. Les Cananéens habitant ce pays adoraient des démons, et en ce temps-là l'Eternel avait pris la résolution de les faire disparaître, ainsi que leur religion. Il ordonna donc à son peuple d'exterminer ces démonolâtres jusqu'au dernier, et il fit des prodiges pour assurer le succès de cette entreprise.

Noé vécut trois cent cinquante ans après le commencement du déluge, il fut témoin de la réalisation typique du mandat divin. Un an environ après que l'ordre de multiplier eut été donné, Sem, fils de Noé, devint père d'un fils qu'il appela Arpacschad. (Genèse 10 : 22 ; 11 : 10) Ce nom veut dire : pays de Chaldée ou des Chaldéens, et aussi : pays des conquérants ou envahisseurs, et semble désigner l'œuvre de Sem et de ses frères, lorsqu'ils s'emparèrent de la terre pour la cultiver, s'efforçant continuellement d'empiéter sur les parties incultes. Arpacschad devait poursuivre sans trêve cette conquête du sol. Il fut le cousin de Canaan, le fils de Cham. Noé lui-même donna l'exemple en se consacrant à la culture.

Cette précision sur les desseins divins ne pouvait échapper à Satan, plus résolu que jamais à détruire ladite Postérité. Son ardent désir était d'asservir la race humaine par la religion et le démonisme, et après l'avoir ainsi abêtie et aveuglée, il pourrait facilement l'entraîner loin de Dieu, et s'assurer le contrôle de ses victimes qu'il emploierait pour édifier sur la terre une organisation visible, sur laquelle lui et ses démons érigeraient un gouvernement spirituel invisible. Cham ayant été maudit par Dieu, ses descendants seraient, pour le diable, comme la pointe de l'épée qu'est la religion ; il posa donc le fondement d'une autre terre gouvernée par lui-même, et trouva en Nimrod, petit-fils de Cham, un collaborateur particulièrement précieux.

Cush, premier-né de Cham, « engendra Nimrod : celui-ci commença à être puissant sur la terre ; il fut un puissant chasseur devant l'Eternel ; c'est pourquoi on dit : Comme Nimrod, puissant chasseur devant l'Eternel. Et le commencement de son royaume fut Babel, et Erec, et Accad, et Calné, au pays de Shinhar. » (Genèse 10 : 8-10, Darby) Noé vivait encore, et bien qu'il fût le patriarche, et même le père de la nouvelle humanité, il ne pensa pas à la dominer en roi ou en dictateur. Il savait que seul le Souverain théocratique, le Seigneur Dieu, son Libérateur et son Sauveur, avait ce droit. Il célébra le nom glorieux que Jéhovah s'était fait par le déluge, tandis que pour ternir ce même nom et empêcher les créatures d'adorer leur Créateur, le diable mit Nimrod sur le pavois.

Gêné par l'alliance éternelle Nimrod crut s'en libérer en la violant pour faire sa propre volonté, il servit en réalité les desseins de Satan dont il devint l'esclave. Il s'adonna avec frénésie à la, chasse, tuant pour son plaisir des bêtes des champs et des forêts, il assassina aussi des hommes plus faibles, transgressant sciemment l'alliance sur la sainteté du sang ou de la vie. L'arc-en-ciel n'avait pour lui aucun sens. Le nom de Dieu qu'il avait relégué à l'arrière-plan, ne l'impressionnait pas davantage. Il popularisa son propre nom, si bien que ce fut Nimrod et non Noé, le fidèle témoin de Jéhovah, que les hommes admirèrent.

Les hommes étaient déjà aveuglés au point de craindre Nimrod plutôt que Dieu. Sous la domination de ce distingué tueur, ils ne connurent pas la liberté, mais ils furent, au contraire, pris dans les pièges de la religion et assujettis à un dictateur. « La crainte des hommes tend un piège, mais celui qui se confie en l'Eternel est protégé. » « La crainte de l'Eternel est le commencement de là sagesse. » (Proverbes 29 : 25 ; Psaume 111 : 10) Les hommes qui n'avaient aucune crainte de Dieu exaltèrent et adorèrent Nimrod, c'est ainsi que la religion réapparut sur la terre. Ces égarés qui se confiaient en l'homme interprétèrent mal la prophétie divine, et considérèrent Nimrod comme la « postérité » de la femme, c'est-à-dire le libérateur promis, et en firent leur chef. Après sa mort ils le déifièrent à l'égal d'un dieu immortel quoiqu'il fût redevenu poussière, si bien que cette adoration revint à Satan, l'animateur de ces dévoyés complètement obscurcis.

Comme Caïn, l'anxieux meurtrier, Nimrod rassembla les sujets enclins à la religion, et construisit des villes dont Babel fut la première. Il s'y établit comme roi et fut le premier dictateur qui s'imposât par la terreur. Avec lui naquit la politique organisée, et l'Etat fut placé au-dessus de Dieu, car son chef était en même temps le maître de la religion. Celle-ci s'allia à l'Etat pour réduire le peuple en esclavage, et le maintenir dans les épaisses ténèbres de l'ignorance. La véritable adoration de Jéhovah ne fut plus tolérée, et Nimrod bannit la liberté de son empire. Noé et Sem restèrent fidèles à la vérité et continuèrent d'adorer Jéhovah. Ils ne firent d'aucune manière partie de la « terre » gouvernée par les démons que Satan, le dieu imitateur, avait réussi à fonder par le truchement de Nimrod.

Le Tout-Puissant ne tarda pas à démontrer sa suprématie sur la capitale politico-religieuse qu'était Babel, point de départ de la domination dictatoriale de Nimrod. A cette époque toute l'humanité parlait nécessairement la même langue, car il n'y en avait pas d'autre. Cet avantage leur permettait de s'entendre facilement pour adorer et servir l'Eternel d'un même cœur, mais, croyant mieux servir leurs intérêts particuliers, ils l'utilisèrent pour conspirer contre le vrai Dieu vivant, et voici ce qu'ils projetaient : « Toute la terre avait une seule langue et les mêmes mots. Comme ils étaient partis de l'orient, ils trouvèrent une plaine au pays de Schinear, et ils y habitèrent. Ils se dirent l'un à l'autre : Allons ! faisons des briques, et cuisons-les au feu. Et la brique leur servit de pierre, et le bitume leur servit de ciment. Ils dirent encore : Allons ! bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet touche au ciel, et faisons-nous un nom, afin que nous ne soyons pas dispersés sur la face de toute la terre. » - Genèse 11 : 1-4.

Le gouvernement théocratique de Jéhovah fut ici rejeté et remplacé par un régime politique proposé à toute la terre. Cette ville serait la capitale autour de laquelle ces hommes habiteraient et seraient tous ensemble obligés d'obéir à ce super gouvernement. En s'élevant orgueilleusement au-dessus de la ville, elle symboliserait le rôle prépondérant joué par la religion dans le gouvernement. Il s’agit ici des cieux allégoriques de Satan et de ses démons. Sur cette tour les astrologues auraient tiré des horoscopes, et adoré les armées des cieux visibles, le soleil, la lune et les étoiles qu'ils considéraient comme des représentations des démons. En s'adressant à un peuple parlant une langue commune, la religion unirait et sauverait le monde. C'est ainsi que les hommes se feraient un nom, vanteraient leurs exploits, exalteraient leurs semblables, et se garderaient bien de magnifier le nom de Jéhovah que le déluge avait rendu si prestigieux.

Le moment était venu pour le Tout-Puissant de se rappeler à la mémoire des ingrats qui, si peu de temps après le déluge, l'avaient oublié et ne prononçaient son nom qu'avec mépris. La prééminence du Souverain théocratique de l'univers devait se manifester, afin que les hommes droits sachent où est la vérité, et puissent s'affranchir de l'esclavage de la religion et du régime dictatorial. Dans la Genèse, au chapitre 11, versets 5 à 9, nous lisons à ce propos : « Et l'Eternel dit : Voici, ils forment un seul peuple et ont tous une même langue, et c'est là te qu'ils ont entrepris ; maintenant rien ne les empêcherait de faire tout ce qu'ils auraient projeté. Allons ! descendons, et là confondons leur langage, afin qu'ils n'entendent plus la langue les · uns des autres..»

« Et l'Eternel les dispersa loin de là, sur la face toute la terre, et ils cessèrent de bâtir la ville. C'est pourquoi on l'appela du nom de Babel, car c'est là que l'Eternel confondit le langage de toute la terre, et c'est de là que l'Eternel les dispersa sur la face de toute la terre. » (Genèse 11 : 5-9) C'est ainsi que le Tout-Puissant réduisit à néant les projets de ces méchants. En brisant les liens qui les unissaient, il les obligea à abandonner leur rêve de domination mondiale, par la religion, la politique et la finance, conçu dans le dessein de défier l'Eternel, lequel manifesta son omnipotence et sa suprématie pour le bien de ceux qui le craignaient et l'adoraient. Il ne confondit pas le langage de Noé et de Sem restés purs et sans tache ; ceux-ci, loin de se laisser enrégimenter par la religion et la politique, continuèrent à être les témoins du Très-Haut parmi les nouvelles nations.

Ce récit biblique fut écrit longtemps à l'avance pour l'instruction de ceux qui vivent maintenant dans le temps où, comme autrefois, les hommes essaient de s'unir pour établir un « monde nouveau et meilleur », faire de toute la terre une seule patrie, et de l'humanité une immense famille dirigée par un gouvernement international, lequel exigera de ses innombrables administrés qu'ils soient « plus religieux » que par le passé.