Le Héraut Du Royaume De Jéhovah
Le Héraut Du Royaume De Jéhovah
Que ton règne vienne; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
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LA DÉLIVRANCE PRÉFIGURÉE
 
Après la disparition inattendue d'Hénoc les hommes continuèrent à lutter contre les ronces et les épines du sol maudit. Ses contemporains, ces incorrigibles dépravés, éprouvèrent un grand soulagement lorsqu'ils furent délivrés d'Hénoc, cet indésirable trouble-fête, avec ses prédications agaçantes et ses prophéties de malheur contre les pécheurs impénitents.

Lémec, le petit-fils d'Hénoc, souffrit particulièrement des dures conditions de la vie, il ne fut pas un témoin de Jéhovah comme son grand-père. Il avait probablement été impressionné par les propos d'Hénoc, l'avertissant que le temps du jugement des méchants approchait, et qu'un changement radical du genre de vie des humains s'avérait opportun. Lamech avait été contemporain d'Adam pendant cinquante-six ans. De la bouche de ce dernier il avait appris comment, à cause de son péché à lui, le premier homme, Dieu avait maudit la terre, et promis qu'une postérité viendrait écraser la tête du serpent séducteur qui corrompit le premier couple humain et fut le père du mensonge.

« Lémec, âgé de cent quatre-vingt-deux ans, engendra un fils. Il lui donna le nom de Noé, en disant : Celui-ci nous consolera de nos fatigues et du travail pénible de nos mains, provenant de cette terre que l'Eternel a maudite. » (Genèse 5 : 28, 29) Noé fut une image de la « postérité », promise en Eden, dont l'intervention ferait cesser la malédiction.

L'attention fut ensuite retenue par l'entrée en scène de personnages nouveaux, sortis du sein de la corruption. Leur venue n'améliora pas la situation des hommes, mais augmenta leurs malheurs. La Bible dit à ce sujet, sans préambule : « Les géants étaient sur la terre en ces jours-là. » Une meilleure traduction de ce passage dit : « Les néphilims étaient sur la terre en ces jours-là. » (Genèse 6 : 4, Version américaine révisée) D'où venaient ces géants ou néphilims? C'étaient des démons du monde spirituel, matérialisés dans la chair. La taille gigantesque de ces néphilims prouvait leur origine supérieure, car l'homme a été fait « un peu inférieur aux anges ». Leur apparition sur la terre devint une preuve tangible que la dépravation avait gagné les cieux soumis à Satan, le seigneur invisible de l'humanité.
Ces démons matérialisés terrorisèrent les hommes qui n'avaient pas, comme Noé, confiance en Dieu.

La dépravation de l'humanité prit de telles proportions que Jéhovah, le grand Esprit, fixa un délai de cent vingt ans après lequel il exécuterait contre ces débauchés son jugement qui mettrait fin à toute controverse, concernant sa suprématie, avec la génération contemporaine de Noé à longévité patriarcale. La chute des anges est ainsi racontée : « Il arriva quand les hommes commencèrent à se multiplier sur la face de la terre, et que des filles leur furent nées, que les fils de Dieu virent les filles des hommes, qu'elles étaient belles, et ils se prirent des femmes d'entre toutes celles qu'ils choisirent. Et l'Eternel dit : Mon esprit ne contestera pas à toujours avec l'homme, puisque lui n'est que chair ; mais ses jours seront cent vingt ans. » - Genèse 6 : 1-3, Darby.

Malgré la dépravation générale, Noé, à l'exemple d'Hénoc, marcha avec Dieu. Il épousa une femme irréprochable, et quand il eut atteint l'âge de cinq cents ans, l'Eternel le bénit en lui donnant trois fils qu'il éleva selon sa foi, les engageant à se soumettre humblement à la juste volonté du Tout-Puissant. Il ne prit jamais la moindre part au dévergondage de ce "vieux monde libidineux. Les Ecritures parlant de sa postérité rendent de lui ce témoignage que « Noé était un homme juste et intègre, dans son temps ; Noé marchait avec Dieu. Noé engendra trois fils : Sem, Cham et Japhet. » (Genèse 6 : 9, 10) Ces trois fils prirent des femmes pures.

A cette époque tous les hommes, à l'exception de Noé et de sa famille, préféraient ne pas connaître la vérité et vivaient dans les mêmes conditions que les moqueurs et les dépravés des derniers jours, c'est-à-dire des impies actuels dont il est écrit : « Qu'ils ignorent volontairement ceci, que par la parole de Dieu, des cieux subsistaient jadis, et une terre [tirée] des eaux et subsistant au milieu des eaux. » - II Pierre 3 : 5, Darby.

Obéissant à la parole irrésistible du Tout-Puissant, les eaux couvrant la planète s'assemblèrent pour former les mers, et la terre sèche apparut au troisième jour de la création. Dans la suite des temps des anneaux composés d'eau et de matières projetées par la terre en fusion, étaient tombés l'un après l'autre jusqu'à une certaine distance de la terre, c'est-à-dire au-dessus du firmament ou étendue, formant ainsi autour d'elle une voûte constituée par des anneaux (ou ceintures). Ces ceintures s'étaient déplacées lentement vers les pôles nord et sud, et parvenues aux points de moindre résistance elles tombèrent sur la terre. Ces déluges détruisirent tout ce qui vivait. Mille ans après la fin du sixième jour, pendant lequel Dieu créa l'homme, le dernier anneau presque entièrement composé d'eau était descendu vers le firmament de la terre autour duquel il tournait. Une épaisse couche d'eau de forme sphérique entourait donc encore la planète et y restait suspendue grâce à la force centrifuge entretenue par sa propre rotation.

Les descendants d'Adam, alors nombreux, quoique vivant sur la terre sèche se trouvaient, sinon dans l'eau, du moins entourés d'eau, x de tous côtés, puisqu'ils habitaient à l'intérieur de cet immense ballon sphérique aqueux qui existait dès avant l'apparition de l'homme. Pour ces incorrigibles pécheurs obscurcis les choses étaient dans le même état que depuis la mort d'Adam, et même rien n'avait changé depuis le commencement de la création. Evidemment de l'intérieur du ballon, ils ne pouvaient se douter de ce qui se passait à l'extérieur, très loin au-dessus de leur tête, tandis que Dieu, à qui rien ne peut échapper, voyait les eaux descendre vers les pôles, et l'enveloppe s'amincir dans la région équatoriale, à ce point que les rayons du soleil traversaient presque cette cloison amenuisée. D'autre part, dans les régions polaires, la vitesse de la rotation de l'enveloppe diminuait dangereusement, sa force centrifuge s'affaiblissait tellement que bientôt elle ne pourrait plus résister à la loi de l'attraction universelle et s'abattrait brutalement sur la terre. La catastrophe était imminente, la rupture du globe d'eau devait se produire quand Dieu cesserait de le retenir, à l'expiration du délai de cent vingt ans que le Père des miséricordes avait accordé aux pécheurs dévoyés, et pendant lesquels il les prévint du danger qui les menaçait tout en leur faisant connaître le moyen d'échapper au cataclysme sans précédent.

Dieu choisit Noé pour avertir ces déréglés. Il lui fit sans doute d'abord un résumé de la création, et lui révéla probablement, au surplus, l'existence 'd'une épaisse nappe d'eau entourant le firmament, et qui devait prochainement se précipiter sur la terre et détruire toute l'humanité corrompue. Un immense bateau était indispensable pour que Noé, ses fils et leurs épouses, puissent survivre à ce déluge, ainsi qu'un nombre imposant de couples d'oiseaux, de quadrupèdes et de reptiles (les insectes ne furent pas admis). Aucune calamité analogue à celle que prédisait Noé n'avait jamais désolé la terre. Cependant le patriarche ne douta pas de la parole du Très-Haut, aussi est-il dit de lui : « C'est par la foi que Noé, divinement averti des choses qu'on ne voyait pas encore, et saisi d'une crainte respectueuse, construisit une arche pour sauver sa famille ; c'est par elle qu'il condamna le monde, et devint héritier de la justice qui s'obtient par la foi. » Hébreux 11 : 7.

La race entière viciée et dépravée, y compris les néphilims et les hommes renommés, se moquaient de Noé et de ses fils, pendant qu'ils construisaient le colossal navire. Comment Noé espérait-il transporter cette nef monumentale de l'endroit où elle avait été bâtie, jusqu'au bord de l'eau, et la faire flotter ? Et les sarcasmes redoublaient ! Toutefois le patriarche et ses fils restèrent intègres et subirent les railleries sans broncher. Noé disait à ces sceptiques pervertis que le déluge approchait, que ce fléau dévastateur serait de la part de Dieu un acte de justice frappant ce monde corrompu, loyalement condamné à disparaître.

Le gigantesque vaisseau fut achevé. Comme d'habitude une vapeur montait du sol et en arrosait toute la surface, aucun signe de pluie, et moins encore de déluge, n'apparaissait à l'horizon. Pourtant l'Eternel ordonna à Noé d'entrer dans l'arche avec sa famille, les oiseaux et les animaux désignés, car, ajouta-t-il : « Encore sept jours, et je ferai pleuvoir sur la terre quarante jours et quarante nuits, et j'exterminerai de la face de la terre tous les êtres (toutes les créatures, Glaire et Vigouroux) que j'ai faits. » (Genèse 7 : 4) Lorsque les contempteurs de Noé le virent entrer dans l'arche avec sa famille et une multitude d'animaux, ces dévergondés se repentirent-ils subitement ? Renoncèrent-ils à leurs orgies, convaincus cette fois que le désastre était imminent ? Jésus lui-même nous répond : « Car dans les jours qui précédèrent le déluge, les hommes mangeaient et buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu'au jour où Noé entra dans l’arche ; et ils ne se doutèrent de rien, jusqu'à ce que le déluge vînt et les emportât tous : il en sera de même à l'avènement du Fils de l'homme. » - Matthieu 24 : 38, 39

Noé était âgé de six siècles lorsqu'il quitta le vieux monde pour entrer dans l'arche contenant sa précieuse cargaison d'humains et d'animaux.  Ce fut en l'an six cent de la vie de Noé, le dix-septième jour du second mois que l'enveloppe aqueuse suspendue au-dessus de la planète céda, toutes les écluses des cieux s'ouvrirent, de partout les eaux se précipitèrent sur le sol. Le globe translucide était brisé, les rayons du soleil, de la lune et des étoiles éclairèrent directement la terre. Les eaux crûrent et soulevèrent l'arche qui lentement s'éloigna du sol, monta avec les eaux, flotta majestueuse et imperturbable, subissant sans dommage les plus terribles averses que l'on vît jamais, et qui tombèrent sans interruption pendant quarante jours, couvrant la terre d'une couche d'eau dépassant de quinze coudées (env. 8 m.) les plus hautes montagnes.

« Et les eaux diminuèrent au bout de cent cinquante jours. Le septième mois, le dix-septième jour du mois, l'arche s'arrêta sur les montagnes d'Ararat. » (Genèse 8 : 3, 4) Ce nombre de cent cinquante jours donnés par les Ecritures correspond à cinq mois ; ceci prouve que les mois étaient tous de trente jours, soit une lunaison environ. Au temps de Noé l'année lunaire de douze mois avait donc trois cent soixante jours, on devait la régler vers l'équinoxe du printemps, pour que le calendrier s'accorde avec l'année solaire et ne devance pas les saisons qui furent alors établies. – Genèse 8 : 22.

En l'an six cent un de la vie de Noé, « le second mois, le vingt-septième jour du mois, la terre fut sèche.  Alors Dieu parla à Noé, en disant : Sors de l'arche ». (Genèse 8 : 13-16) Noé, sa famille et les animaux restèrent donc dans l'arche pendant une année lunaire plus dix jours, l'Eternel les ayant enfermés le dix-septième jour du second mois de l'année précédente. Pendant que les habitants de l'arche vivaient en parfaite sécurité, que se passa-t-il à l’extérieur ? La Bible répond : « Dieu n'a pas épargné l'ancien monde, mais il a sauvé Noé, lui huitième, ce prédicateur de la justice, lorsqu'il fit venir le déluge sur un monde d'impies. » Jéhovah exécutait le jugement prononcé antérieurement et « par ces choses le monde d'alors périt submergé par l'eau ». (Il Pierre 2 : 5 ; 3 : 5, 6) L'infâme organisation des hommes disparut, et avec elle cessa aussi l'activité néfaste des néphilims et l'intervention des « fils de Dieu » qui étaient descendus des cieux invisibles. Le vieux monde « périt », mais la terre survécut et l'Eternel fit la promesse suivante : « Tant, que la terre subsistera, les semailles et la moisson, le froid et la chaleur, l'été et l'hiver, le jour et la nuit ne cesseront point. » (Genèse 8 : 22) Cette vérité rafraîchissante réconforte le croyant pour qui la fin du monde signifiait la pulvérisation ou la liquéfaction de notre planète, ainsi que la disparition du soleil, de la lune et des étoiles. Le fait que Dieu préserva Noé et sa famille, donne à ses serviteurs l'assurance que Dieu les prendra sous sa puissante protection, lorsque l'actuel monde corrompu prendra fin.