Le Héraut Du Royaume De Jéhovah
Le Héraut Du Royaume De Jéhovah
Que ton règne vienne; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
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LA VÉRITÉ VOUS AFFRANCHIRA
 
On était au vingt-deuxième jour d'Éthanim, tel était le nom donné par les Romains au mois d'octobre. La multitude des hommes du commun peuple emplissait la place qui lui était réservée dans le temple de Jérusalem. On venait de célébrer la fête de la récolte dont la durée était de sept jours; pour la nation juive c'était le plus joyeux événement de l'année. Les fils d'Israël exprimaient ainsi publiquement leur satisfaction de se sentir à l'abri du besoin, jusqu'à la prochaine récolte tout au moins.

Bien qu'on fût au huitième jour de la fête. Un homme originaire de la Galilée était la cause de cette perturbation. Les chefs religieux, pleins de vanité et disposés à dire à n'importe quel humain: « Ne m'approche pas, car je suis plus saint que toi », le méprisaient et disaient avec dédain : c'est « un Nazaréen ». Pendant trois ans il avait parcouru la Palestine, allant de lieu en lieu, enseignant dans les synagogues, chez les humbles, sur les montagnes, le long des routes, au bord de la mer. Ce jour-là il était dans le temple.

Toute la nation était en effervescence à cause des propos tenus par cet homme extraordinaire venu de la « Galilée des Gentils ». Il affirmait, qu'il fallait adorer Dieu avec un coeur pur. Il condamnait les pratiques religieuses des anciens juifs, des prêtres, des lévites, des scribes, des sadducéens et des pharisiens. Un certain nombre de ceux-ci étaient membres du Sanhédrin, le tribunal suprême, dont le pouvoir sur les Juifs n'était dépassé que par celui du gouverneur romain. Ces hommes éminents défendaient ardemment ce que l'un d'eux appela « le judaïsme » ou « religion des Juifs », aussi étaient-ils toujours à la recherche des faux prophètes qu'ils traînaient devant le Sanhédrin.

Un jour, des scribes et des pharisiens partis de Jérusalem, allèrent voir ce prédicateur et faiseur de miracles galiléen, qui se trouvait dans le pays de Génésareth, et lui posèrent la question suivante: « Pourquoi tes disciples transgressent-ils la tradition des anciens? Car ils ne se lavent pas les mains quand ils prennent leur repas. » Ce à quoi le Maître répliqua: Et vous, pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu au profit de votre tradition? Car Dieu a dit: Honore ton père et ta mère; et: Celui qui maudira son père ou sa mère sera puni de mort. Mais vous, vous dites: Celui qui dit à son père ou à sa mère: Ce dont j'aurais pu t'assister est une offrande à Dieu, n'est pas tenu d'honorer son père ou sa mère. Vous annulez ainsi la parole de Dieu au profit de votre tradition. » Puis le Galiléen ne leur mâcha pas la vérité en citant le texte biblique ci-après écrit spécialement pour eux: « Hypocrites, Esaïe a bien prophétisé de vous quand il a dit: Ce peuple m'honore des lèvres, mais son coeur est éloigné de moi. C'est en vain qu'ils m'honorent en enseignant des préceptes qui sont des commandements d'hommes. »

Dans une autre circonstance, alors que, sur une montagne voisine du lac de Tibériade, il parlait à une grande foule venue de tous les pays environnants, il démasqua sans pitié la religion stérile, ses oeuvres vaines, sa charité trompetée, ses jeûnes ostensibles, sa piété exhibitoire, publicitaire, après quoi il révéla la méthode agréable à Dieu en ces termes: « Gardez-vous de pratiquer votre justice devant les hommes, pour en être vus; autrement, vous n'aurez point de récompense auprès de votre Père qui est dans les cieux. Lors donc que tu fais l'aumône, ne sonne pas de la trompette devant toi, comme font les hypocrites dans les synagogues et dans les rues, afin d'être glorifiés par les hommes. Je vous le dis en vérité, ils reçoivent leur récompense. Mais quand tu fais l'aumône, que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta droite, afin que ton aumône se fasse en secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. »

«Lorsque vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites, qui aiment à prier debout dans les synagogues et aux coins des rues, pour être vus des hommes. Je vous le dis en vérité, ils reçoivent leur récompense. Mais quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père qui est là dans le lieu secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, comme font les païens, qui s'imaginent qu'à force de paroles ils seront exaucés. Ne leur ressemblez pas ; car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez... »

«Lorsque vous jeûnez, ne prenez pas un air triste, comme les hypocrites, qui se rendent le visage tout défait, pour montrer aux hommes qu'ils jeûnent. Je vous le dis en vérité, ils reçoivent leur récompense. Mais quand tu jeûnes, parfume ta tête et lave ton visage, afin de ne pas montrer aux hommes que tu jeûnes, mais à ton Père qui est là dans le lieu secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. »

Ce discours si nettement anti-religieux condamnait les grands prêtres, les scribes et les pharisiens de Jérusalem, ainsi que les membres du tribunal suprême. Pour eux le Galiléen était un ennemi déclaré de la religion, surtout lorsqu'il guérissait miraculeusement des malades et délivrait des possédés le jour du sabbat. Néanmoins la foule l'écoutait avec joie, ce qui tourmentait les prêtres et leur enlevait le sommeil tant leur crainte était grande, surtout depuis que le peuple s'était mis à considérer ce brillant instructeur ambulant comme l'un des prophètes de Dieu. Alors fut discutée publiquement la question de savoir s'il était le puissant Prince dont la venue était prédite par les saintes Ecritures, c'est-à-dire le Messie tant attendu que les Juifs parlant le grec appelaient en ce temps-là le Christ. Pendant ce « grand jour de la fête », la multitude écoutait le Galiléen dans le temple, des discussions animées allaient grand train. Quelques-uns disaient: « Celui-ci est vraiment le prophète », celui qui devait se lever après Moïse et être semblable à lui. D'autres disaient: « C'est le Christ. »

Les chefs religieux pensèrent qu'il faisait un bien mauvais usage de la liberté de parole, cet intrépide jeune homme de trente-trois ans. Leur plus cher désir était de le tuer, mais à cause du peuple ils n'osèrent s'emparer de lui. Ce jour-là, tandis que le Galiléen instruisait la multitude, ils dirent: « Cette foule qui ne connaît pas la loi, ce sont des maudits ! » Puis, furieux, les principaux sacrificateurs et les pharisiens envoyèrent des huissiers pour arrêter l'orateur dans le temple et mettre fin à sa prédication, mais les huissiers, plus honnêtes que leurs dictateurs religieux, revinrent sans le prédicateur. Comme on leur en demandait la raison, ils répondirent: « Jamais homme n'a parlé comme cet homme. » - l'Evangile selon Jean 7: 26, 37, 40, 41.

Pourquoi le Galiléen parlait-il si hardiment, sans aucune crainte des religionistes qui pourtant le haïssaient, voulaient le livrer à la populace déchaînée et l'arrêter pour le tuer ? Voici le secret de son assurance qu'il confia dans le temple à ceux qui crurent en lui: « Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples; vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira.»

Telle était la cause de la vaillance extraordinaire manifestée par le Galiléen lorsque, avec une si superbe audace et dans un langage lumineux, il dénonçait les erreurs de la religion et les péchés de ses hypocrites adeptes. Il se savait en possession de la vérité et la proclamait avec ardeur, pour l'amour du peuple dont il désirait l'affranchissement. Il savait que les chefs religieux et leurs dupes étaient soumis au pire des esclavages, à celui dans lequel les tenait assujettis le diable leur plus terrible ennemi. Ignorant cet asservissement occulte, plusieurs de ces religionistes répondirent : « Nous sommes la postérité d'Abraham, et nous ne fûmes jamais esclaves de personne. » De quel autre genre d'esclavage la vérité proclamée par le Galiléen pouvait-elle les affranchir?

Le prédicateur répliqua: « En vérité, je vous le dis, quiconque se livre au péché est esclave du péché... Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres. Je sais que vous êtes la postérité d'Abraham; mais vous cherchez à me faire mourir, parce que ma parole ne pénètre pas en vous. Je dis ce que j'ai vu chez mon Père; et vous, vous faites ce que vous avez entendu de la part de votre père... Vous faites les oeuvres de votre père. » Là-dessus ces religieux, qui se croyaient justes, le calomnièrent au sujet de sa naissance en disant : « Nous ne sommes pas des enfants illégitimes, nous avons un seul Père, Dieu. » Ils étaient persuadés que l'Eternel n'était le Père que de leur nation.

N'avaient-ils pas besoin, plus que les autres, de connaître la vérité qui leur révélerait leur esclavage insoupçonné, et les conduirait dans le chemin de la liberté? C'est pourquoi le Galiléen, qu'on appelait aussi Jésus, ajouta: « Si Dieu était votre Père, vous m'aimeriez, car c'est de Dieu que je suis sorti et que je viens; je ne suis pas venu de moi-même, mais c'est lui qui m'a envoyé. Pourquoi ne comprenez-vous pas mon langage? Parce que vous ne pouvez écouter ma parole. Vous avez pour père le,diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fond, car il est menteur et le père du mensonge. Et moi, parce que je dis la vérité, vous ne me croyez pas. »

Jésus n'était esclave ni du péché ni du diable et de ses mensonges; grâce à cette glorieuse liberté il pouvait dire à ses auditeurs: «  Qui de vous me convaincra de péché? Si je dis la vérité, pourquoi ne me croyez-vous pas? Celui qui est de Dieu écoute les paroles de Dieu; vous n'écoutez pas, parce que vous n'êtes pas de Dieu. » Ces Juifs étaient, comme les autres, aveuglés par le père du mensonge, et enchaînés par son esprit sanguinaire.

Irrités par la vérité exprimée sans détours avec tant de force, ils accusèrent le discoureur d'être habité par un démon dont il était l'esclave, à quoi Jésus répliqua: « Je n'ai point de démon, mais j'honore mon Père, et vous m'outragez. Je ne cherche point ma gloire. Il en est un qui la cherche et qui juge. En vérité, je vous le dis, si quelqu'un garde ma parole, il ne verra jamais la mort. »

Voilà une déclaration vraiment sensationnelle! Est-il possible d'être affranchi pour toujours de la mort, en obéissant simplement à la vérité? Y a-t-il des croyants vivant maintenant sur la terre pour qui s'accomplira cette merveilleuse promesse? Les religieux à qui Jésus parlait ne crurent point son témoignage concernant son origine, ses relations et sa collaboration avec son Père; alors « ils. prirent des pierres pour les jeter contre lui; mais Jésus se cacha, et il sortit du temple ». Non contents de rejeter la vérité, ils voulurent commettre un meurtre. Bientôt ils allaient périr dans leur esclavage volontaire, conformément à la prédiction de Jésus qui leur avait déclaré: « Si vous ne croyez point ce que je suis, vous mourrez dans vos péchés. »